LEXIQUE

 

 

                                            LIVRE III

VENDARGUES DÉCOR D’UNE HISTOIRE VÉRITABLE ET VERIFIEE

 

 Préambule :

 PIQUEUR DE LIMES : Métier de précision qui selon mon hypothèse consistait à relever d’une barre métallique des sortes de dents régulières formant au final la lime efficace.

 

 Chapitre premier :

 LANSADE, Pierre Yrieix baron de. Issu d’une famille de noblesse ancienne, originaire de la région de Limoges, militaire de carrière au service du roi avec le grade de capitaine, il termina son existence au lieu-dit nommé : camp du Salaison, situé à la sortie de Vendargues en direction de Montpellier.

 BERTHEZENE, baron Pierre de. Personnage illustre de Vendargues, il fit une longue carrière dans l’armée, et servit la révolution, la république, l’empire, et la royauté restaurée. Sa maison se situe au centre du village sur laquelle ont été scellés son buste et une plaque commémorative.

 LE PERE DE GAND : Surnom donné au futur Louis XVIII à l’époque où immigré il demeurait à Gand en Belgique.

 DOMBROWSKI Jean Henri, militaire polonais, il s’engagea au service de la France et à la tête de ses troupes polonaises, il combattra les ennemis de la France révolutionnaire puis impériale.

 MÉNAGER ou ménaget : Statut agricole proche du fermage, permettant à une tribu familiale, avec ou sans domestiques, de prendre en charge un domaine agricole et de le valoriser.

 DIVORCE : Autorisé par la loi du 20 septembre 1792, aboli en 1816 sous la restauration, rétabli en 1884.

 

                                    

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 Chapitre second :

 HILARION HERY : Curé de Vendargues à partir de 1835. Né le 3 janvier 1897 à Clermont l’Hérault, mort le 4 octobre 1880 à Vendargues. Il s’enrôla vers 1848 dans la secte d’Eugène Vintras. Vers 1863 il reviendra au sein de l’église catholique et romaine, et il réapparaitra à Vendargues autour de l’année 1868. Cette même année 1868 il palabrera avec la curie romaine afin d’obtenir de celle-ci les reliques d’une sainte personne.

 EUGENE VINTRAS : Illuminé qui vers 1839 à Tilly sur Seulles, a prétendu avoir plusieurs fois reçu la visite de l’archange Michel. À partir de ces évènements il bâtit une secte schismatique qui perdurera jusqu’à l’année 1863.

 NAUNDORFF Karl Wilhelm : Imposteur notoire qui prétendra sa vie durant être le dauphin Louis, le fils de Louis XVI. Cet enfant mort de maltraitance à la prison du temple aurait d’après ses dires survécu grâce au subterfuge inouï de son remplacement.

 OIDIUM : Redoutable champignon, néfaste à la vigne. Il est traité par le souffre.

 MILDIOU : de l’anglais mildew. Ce microorganisme nuisible à la vigne est traité par le sulfate de cuivre.

 AFFAIRE LEOTADE : Scandale retentissant se déroulant à Toulouse l’an 1847. La justice imputera le viol et le meurtre d’une jeune fille au frère Léotade de la communauté de la doctrine chrétienne. Sans aucune preuve tangible de sa culpabilité, la justice condamnera frère Léotade au bagne en 1848, il y mourra en 1850.

 LABOURE Catherine : Jeune novice à qui la vierge Marie apparaitra au cours de l’année 1830.

 DUC DE CHOISEUL-PRASLIN : Son affaire criminelle défraya la chronique à cause de son objet. Le duc ne tolérant plus les assauts permanents et les exigences sexuelles de son épouse la duchesse, finit par l’assassiner. Incarcéré il se suicida en prison.

 

 Chapitre troisième :

 JEGADO Hélène : Célèbre empoisonneuse bretonne du début du 19ème siècle. Elle expédia dans l’autre monde des dizaines de personnes, et notamment des membres de sa famille. Elle sera guillotinée en 1852, et se désolera de ne pas pouvoir regarder son exécution par le biais d’un miroir.

 ANKOU : Mot breton désignant la mort ou son aide.

 

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 BAUDIN Jean Baptiste : Le lendemain du coup d’état du futur Napoléon III, à la suite d’un différend avec des ouvriers extrémistes au sujet de son indemnité de député, Baudin s’empare d’un drapeau puis monte sur la barricade et prononce cette phrase mémorable : « Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs ». Les soldats tireront sur lui et l’abattront.

 LANGUILLE Henri : Ce condamné à mort servira l’observation du docteur Beaurieux, à savoir combien de temps vit une tête détachée de son corps.

 BONAPARTE Charles : Père de Napoléon Ier. Il consultera à la fin 1784 les plus illustres médecins de Montpellier au sujet de ses douleurs intestinales. Celles-ci l’emporteront fin février 1785 à Montpellier, ville où il sera provisoirement inhumé.

 

 Chapitre quatrième

 PERRET Pierre Augustin : Citoyen vendarguois, il était jeune soldat lorsqu’il mourut à Constantinople (Istanbul) des suites de maladies contractées lors de la guerre de Crimée.

 DURAND Jean Jacques Louis : Propriétaire à Vendargues, maire de Montpellier, assimilé au parti girondin, accusé de fédéralisme, le tribunal révolutionnaire le condamnera à être guillotiné le 12 janvier 1794.

 SOUBIROUS Bernadette : Jeune bergère à qui la sainte vierge, ou selon son mot l’immaculada concepcion, apparut à la grotte de Massabielle. Elle lui révèlera la source miraculeuse.

 DUNANT Henri : Citoyen suisse fondateur de la croix rouge. Cette inspiration lui vint à la suite de l’horrible bataille de Solferino, laquelle le révolta par le sort de toutes les victimes agonisantes à qui personne ne portait secours.

 DUMOLLARD Martin : Célèbre tueur en série de domestiques esseulées. Il œuvra au nord de Lyon autour des années 1855-1861. Il ciblait uniquement les jeunes servantes des maisons bourgeoises. Sa malformation à la lèvre supérieure permit de le confondre.

 DUMOLA : Criminel notoire, Père de Martin Dumollard.

 

 Chapitre cinquième :

 PHYLLOXERA : Insecte acharné à détruire la vigne. Le vignoble français ne résistera pas à ses attaques, celui-ci sera intégralement replanté. Vers 1869 le vignoble héraultais est atteint.

 PARTHENOGENESE : Fécondation sans l’intervention du mâle. Ce processus permet la reproduction du phylloxéra dans sa vie souterraine.

 

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 CAISSE de DOTATION de l’ARMEE : Le versement d’une somme légalement établie autorisait le conscrit, ayant tiré le mauvais numéro, à se dispenser du service militaire.

 RESTITUTE : Jeune fille vierge et martyre qui vécut au 3ème siècle de notre ère. Elle sera sanctifiée pour ne pas avoir renié sa foi sous les tourments. Vers 1868 Hilarion Héry ramena de Rome ses reliques à Vendargues.

 GENERAL LE BŒUF : De sa carrière militaire nous retiendrons sa fameuse phrase : « qu’il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats » prononcée juste avant la défaite de 1870.

 

 Chapitre sixième

 GARIBALDI Guiseppe : Lors de la guerre 1870-1871 il combattra avec ses troupes dans le camp français. Élu député lors des élections de 1871, son élection sera invalidé en raison de sa nationalité italienne.

 EMPIRE ALLEMAND : Le deuxième empire allemand, faisant suite à l’ancien Saint-empire romain germanique, sera proclamé au château de Versailles le 18 janvier 1871.

 5 MILLIARDS DE FRANCS-OR : cette somme considérable fut la rançon exigée par les allemands à la France. Cette rançon baptisée indemnité de guerre sera réglée fin 1873 en conséquence les troupes allemandes quitteront le sol français.

 COMMUNE DE PARIS : Nom donné à l’insurrection révolutionnaire limitée à Paris et à quelques rares villes de France. Les révolutionnaires nommés communards exigeaient l’établissement du socialisme. Les troupes versaillaises les massacreront en mai 1871 pendant le temps des cerises.

 BARON HAUSSMANN : Sous le règne de Napoléon III, il redessinera de fonds en comble le plan de la capitale, élargissant les voies, démolissant les quartiers insalubres. Les travaux dureront des décennies. À cet exemple de nombreuses villes de France se reconstruiront.

 GRANDE DÉPRESSION : Période de crise économique et sociale d’une vingtaine d’années qui peu ou prou se déclare vers 1875.

 

 Chapitre septième

 WALLON Henri : Il fit voter en 1875 à l’assemblée nationale un amendement mentionnant que : « le président de la république est élu… etc. », actant, par ce mot de république, le fait que la France adoptait le régime républicain.

 

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 TESTON : Famille vendarguoise d’instituteurs. Mathieu le père et Marius le fils œuvrèrent à Vendargues, Adelphe l’autre fils de Mathieu professa à l’école normale de Montpellier. Mathieu épousa Françoise Moulin, la fille du maréchal-ferrant de Vendargues, elle était aussi institutrice.

 HENRI PEL : Il obtint la permission d’effectuer des recherches anti-phylloxériques et pour ce faire utilisa de redoutables poisons, mais avec ceux-ci il empoisonna son entourage. Il servira de « modèle » à Henri Landru.

 MARIANI Joseph : Le samedi 3 octobre 1874 il fut décapité à Nîmes pour avoir trucidé un employé de la prison centrale de cette ville.

 ETOFFE D’ORLEANS : Etoffe dont le procédé de fabrication appartenait exclusivement à la généralité d’Orléans par lettre patente de Louis XVI.

 CITE DE CARCASSONNE : Jean-Pierre CROS-MAYREVIEILLE, historien de formation, œuvrera pour que la cité ne devienne pas une carrière de pierres. Le marquis De HAUTPOUL, militaire de carrière, originaire de l’Aude, s’attachera à ce que la cité ne tombe pas en ruine. Prosper MERIMEE, écrivain, historien, ministre, chargera Eugène VIOLLET-LE-DUC de restaurer la cité, à la mort de ce dernier son élève Paul BOESWILLWALD poursuivra son œuvre. Enfin il appartiendra sur place à Guiraud CALS à conduire les travaux.

 BARBACANE : ce solide édifice construit stratégiquement en avant des forteresses complète défensivement celles-ci.

 1880 : Cette année-là la république française adopte sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité, elle instaure sa fête nationale le 14 juillet, elle choisit : La Marseillaise, comme hymne national.

 MIREUR François : Ce médecin formé à Montpellier entendra au début de la révolution un colporteur et chanteur des rues entonner : Le Chant de l’Armée du Rhin, auprès de qui il achètera la partition. Engagé dans l’armée révolutionnaire, il formera à Marseille les régiments méridionaux qu’il fera marcher au pas grâce à notre futur hymne. Ainsi donc la Marseillaise devrait s’appeler la Méridionale, ou mieux encore la Montpelliéraine !

 

 Chapitre huitième

 UNION GENERALE : Banque d’inspiration catholique et monarchique qui l’année 1882 fit une retentissante banqueroute. Les placements hasardeux décidés par son directeur général le polytechnicien Paul Eugène Bontoux en furent la cause principale.

 

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 BESINE Henri Louis : Montpellier doit à cet architecte gouvernemental les travaux « Haussmannien » réalisés dans son avenue baptisée plus tard Foch en l’honneur du maréchal. Henri Bésiné dressa aussi les plans de l’église de Castries. Son petit-fils Henri Bésiné devint artiste-peintre réputé du 20ème siècle. Ses œuvres paysagères sont toutes empreintes de poésie grâce à la délicatesse de sa touche et à l’harmonie de sa palette. Le père de ce peintre, fils de l’architecte, s’appelait Charles Bésiné il épousa Marie-Christine Gribal, celle-ci est la mère du peintre.

 VÊPRES MARSEILLAISES : Ces vêpres singulières se déroulèrent en juin 1888 à Marseille lorsque les ouvriers français pourchassèrent les travailleurs immigrés italiens pour les bastonner durement.

 NAQUET Alfred : L’assemblée nationale adopta en 1884 sa loi sur le divorce.

 AFFAIRE LEBON-THOMAS : Où comment à la fin du 19ème siècle, en 1886, le crime odieux subi par une vieille mère, Marie Châtaignault veuve Lebon, jetée vivante dans les flammes de la cheminée par Alexis et Alexandre ses fils, Georgette sa fille, et Sylvain Thomas son gendre, s’explique par la sorcellerie, la peur du Malin, et les caractères brutaux et frustes des assassins.

 

 Chapitre neuvième

 AFFAIRE SCHNAEBELE : Ajoutons : et GAUTSCH. Ces 2 alsaciens étaient plus ou moins espions, Schnæbelé pour la France et Gautsch pour l’Allemagne. Leur emploi de commissaire frontalier des chemins de fer leur servait de couverture. Gautsch tendit un traquenard à son homologue Schnæbelé, suivi d’un enlèvement qui pût conduire en 1877 au conflit armé.

 EMPRUNTS RUSSES : Afin de moderniser la moyenâgeuse Russie, le servage venait juste d’être aboli, le tsar Alexandre III puis son fils Nicolas II empruntèrent à l’étranger et particulièrement à la France. Le 1er emprunt lancé en décembre 1888 connut un immense succès qui ne se démentit pas lors des lancements suivants.

 CHRONOLOGIE FUNESTE de 1914 : mardi 28 juillet l’Autriche déclare la guerre à la Serbie car le 28 juin à Sarajevo était assassiné François-Ferdinand le prince héritier. Par le jeu des alliances : samedi 1er août l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, les russes désirant défendre ses frères slaves de Serbie tandis que l’Allemagne voulait protéger sa sœur l’Autriche. La France ce même jour décrète la mobilisation générale, effective dimanche 2 août. Le lundi 3 août l’Allemagne déclare la guerre à la France, et le lendemain mardi 4 août à la Belgique à seule fin de traverser ce pays pour envahir la France. Ce même 4 août l’Angleterre prenant fait et cause pour la Belgique déclare la guerre à l’Allemagne. Enfin pour boucler la boucle l’Autriche déclare la guerre à la Russie le mercredi 5 août. Les autres pays du monde entreront dans la danse macabre à leur heure.

 EXÉCUTION à MONTPELLIER : à la fin de l’année 1891 quatre détenus : Magnères, Baze, Dexemple, et Martini, tuent lors de leur évasion un gardien et un codétenu. Rattrapés et jugés, Dexemple et Martini sont condamnés à la peine de mort. Or le jour même de l’exécution Dexemple est gracié. Cette grâce incomprise conduira la foule nombreuse, frustrée de la deuxième exécution, à manifester violemment dans Montpellier.

 

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