La culture est la seule chose qui reste quand tout le reste a disparu.

Nombreuses civilisations nous sont connues que par leur seule trace culturelle. A l’exemple de ces étoiles dont nous recevons l’éclat, alors que depuis des années-lumière, des sombres trous noirs les ont avalées.

Que penser des habitants mystérieux de l’ile de Pâques, qui dressèrent d’immenses statues, quel était leur message ?

Plus loin encore, dans les sombres cavités, de la grotte de Lascaux, à l’aube de l’humanité des hommes dessinaient. N’était-ce point une force inconsciente qui les poussait, pour la postérité, à expliquer leur civilisation primitive. En ces temps reculés nul homme encore ne s’était penché sur la codification écrite du langage parlé. D’ailleurs avaient-ils besoin de l’écrit ? Ils employaient quelques rares mots, rapidement appris aussi tôt transmis. Pourtant le support de pierre raconte leur histoire.

Des milliers d’années passèrent, nos sociétés humaines s’organisèrent, et toujours le besoin pressant de laisser une trace tenaillait le genre humain. Musique, sculpture, peinture, architecture, et à la base de tout l’écriture. L’écriture qui permet de ne rien oublier de toutes les techniques et procédures humaines.

Puis un jour le monde s’ouvrit à moi, or il advint ce moment où mon immodestie prit le dessus, et ne voulant pas être en reste avec ces milliers de personnes qui confièrent à divers supports la trace de leur rapide passage ici-bas, j’abandonne sur un support immatériel mes piètres écrits qui s’adjoindront peut-être à la multitude des œuvres de mes devanciers, célèbres ou anonymes.

                                                                               

                                                                                        Yvon GRIBAL